Réseau de chaleur de Lons-le-Saunier : nos équipes VRD et génie civil sur le programme 2026

Deux kilomètres de tranchées ouvertes et refermées sur les six que compte le programme 2026 : nos équipes assurent le terrassement, le génie civil et la réfection de voirie de l’extension du réseau de chaleur urbain de Lons-le-Saunier (39). Un chantier linéaire, en site urbain dense, où la contrainte n’est pas technique mais logistique.

Lons-le-Saunier exploite l’un des plus anciens réseaux de chaleur de France, alimenté depuis les années 1970 par la chaleur récupérée sur l’usine d’incinération de La Marjorie. Le programme engagé en 2025 change d’échelle : 8 km d’extension, 2,5 km de canalisations renouvelées en diamètre supérieur, 57 bâtiments supplémentaires raccordés dont le centre hospitalier, pour un réseau porté à 20 km et un mix à 85 % d’énergies renouvelables et de récupération.

Derrière ces chiffres, il y a des rues à ouvrir. C’est notre part du travail.

Ouvrir la ville sans la bloquer

Un réseau de chaleur, c’est une double canalisation — aller et retour — enterrée à 1,80 m de profondeur environ, avec un lit de pose calibré, un enrobage soigné et une couverture qui doit supporter la charge roulante. Techniquement, la tranchée n’a rien d’exceptionnel. Ce qui fait la difficulté, c’est l’endroit où on la creuse.

Sur le programme 2026, nous sommes intervenus à compter du 20 Avril sur le secteur giratoire Rue Louis-Rousseau / Avenue du 44ᵉ RI et en direction de la préfecture. Des axes de desserte, des accès riverains, des commerces, des arrêts de bus. Chaque phase a été calée sur trois à six semaines maximums, avec un plan de circulation validé en amont avec la Ville et un maintien systématique des accès piétons et des entrées de garage.

Concrètement, cela veut dire découper le linéaire en tronçons courts, ouvrir, poser, remblayer et rendre la voirie avant d’attaquer le suivant — plutôt que d’ouvrir 300 m d’un coup. C’est moins efficace sur le papier, beaucoup plus supportable pour les riverains.

Le vrai sujet : les réseaux qui sont déjà là

En centre-ville, une tranchée de réseau de chaleur croise à peu près tout ce qui existe : eau potable, assainissement, gaz, électricité, télécoms, éclairage public. Les plans ne disent jamais toute la vérité, en particulier sur les branchements anciens.

Nos équipes travaillent en dégagement soigné, avec aspiratrice-excavatrice à l’approche des ouvrages sensibles, et une reprise systématique des protections mécaniques quand un branchement est mis à nu.

La « Rue Edmond Chapuis » a par ailleurs fait l’objet d’une intervention conjointe sur le réseau d’assainissement, coordonnée avec la pose des canalisations de chaleur — l’occasion classique et vertueuse de mutualiser une ouverture de chaussée entre plusieurs concessionnaires.

Génie civil : les points singuliers

Au-delà du linéaire courant, le lot génie civil couvre les ouvrages qui ponctuent le réseau : chambres de vannes, points de purge et de décharge, massifs béton, traversées de chaussée en fourreaux, et les pénétrations en pied de bâtiment pour l’arrivée en sous-station. Ce sont ces points singuliers qui conditionnent l’exploitation future du réseau, et sur lesquels le calage altimétrique ne souffre aucune approximation.

Chaque tranchée est refermée en matériaux d’apport compactés par couches et contrôlés, avant réfection provisoire puis réfection définitive en enrobé — cette dernière repassant généralement quelques semaines plus tard.

Un chiffre à retenir : ce chantier a pour but une économie de 3800T de CO2 par an.

Nous remercions ENGIE et la ville de Lons le Saunier pour leur confiance sur ce chantier. Vous portez un projet de réseau de chaleur, d’enfouissement de réseaux ou de VRD en milieu urbain contraint ? Contactez nos équipes.

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